Tadej Pogacar, un « tueur » sur le vélo, mais un équipier modèle. Voilà le portrait dressé par Pavel Sivakov, son lieutenant chez UAE Emirates, avant le départ de la Vuelta ce samedi à Monaco. Le Français connaît bien le Slovène, lui qui s’apprête à disputer son troisième Grand Tour à ses côtés.
Dans l’Intégrale Sport sur RMC, Sivakov a livré un témoignage cash sur son leader. Un discours qui tranche avec l’image du coureur intouchable. Pogacar reste simple, accessible, malgré un palmarès qui donne le vertige.
Pogacar, un « killer » redoutable en course
Sivakov ne mâche pas ses mots. « Pendant la course, c’est vraiment un killer », lâche-t-il. Une déclaration qui pèse, venant d’un équipier qui passe ses journées dans la roue du Slovène. Sur le bitume, Pogacar ne laisse rien passer. Ses attaques à 75 kilomètres de l’arrivée aux Championnats d’Europe restent dans les mémoires. Sa saison 2025, avec 25 victoires en 57 jours de course, en dit long sur sa soif de compétition.
« On se dit que c’est sûrement le plus grand coureur de tous les temps », ajoute Sivakov. Un constat partagé par tout le peloton. Pogacar a remporté cinq Tours de France, dont les éditions 2024, 2025 et 2026. Il est le seul de l’histoire à réussir le triplé Giro, Tour de France et Championnat du monde dans une même saison. Et malgré tout, il reste les pieds sur terre.
Le Français insiste sur ce paradoxe : « C’est une personne super agréable à côtoyer tous les jours. » La même génération, presque le même âge – 29 ans pour Sivakov, bientôt 28 pour Pogacar –, ça facilite les échanges. « Pour moi, c’est un coéquipier comme un autre », avoue-t-il. Un champion qui n’a pas la grosse tête, et ça, c’est une performance en soi.
L’homme derrière le champion : un équipier exemplaire
Loin des caméras, Pogacar travaille pour l’équipe. Il ne se repose pas sur ses lauriers. « Il n’a pas la grosse tête », confirme Sivakov. Cette humilité fait sa force. Dans les hôtels, à table, dans le bus, il se comporte comme un membre du groupe. Sivakov raconte une relation simple, sans hiérarchie artificielle. Seul le vélo le transforme.
Cette mentalité, elle se construit au quotidien. Pogacar partage ses analyses, il demande l’avis de ses coéquipiers, il s’implique dans la tactique. Pour ses lieutenants, c’est une chance énorme. Rouler pour un tel leader, c’est apprendre chaque jour. C’est aussi se donner à fond, parce qu’il inspire le respect.
L’anecdote du jour ? Pogacar connaît les anniversaires de chaque membre du staff. Il pense aux autres avant de penser à lui. Ce détail humain marque les esprits. Un champion hors normes, mais un homme accessible. Voilà la vraie force de Tadej.
| Domaine | Sur le vélo | Au quotidien |
|---|---|---|
| Comportement | Un killer qui attaque à 75 km de l'arrivée | Simple, accessible, sans grosse tête |
| Palmarès | 5 Tours, triplé Giro-Tour-Mondial | Il reste calme, les pieds sur terre |
| Avec l'équipe | Leader exigeant qui se repose sur ses lieutenants | Il connaît les anniversaires du staff |
| Pour Sivakov | Un concurrent redoutable | Un coéquipier comme un autre |
Sa relation avec Pavel Sivakov, un binôme qui fonctionne
Le duo Pogacar-Sivakov fonctionne à merveille. Le Français joue les équipiers de luxe sur la plaine et en montagne. Il roule, il contrôle, il place son leader. Depuis deux ans, leur entente s’est renforcée. Sivakov comprend les accélérations du Slovène, il sait quand il va attaquer. Ce sixième sens se travaille au fil des kilomètres.
Le Français évoque des sensations partagées : « On a plus ou moins le même âge. » Cela crée une proximité naturelle. Les deux hommes passent du temps ensemble, en course comme à l’entraînement. Cette complicité se voit sur le bitume. Quand Sivakov monte le rythme, Pogacar le suit les yeux fermés.
Derrière chaque grand champion, il y a une équipe soudée. Sivakov en est la preuve vivante. Sans lui, sans son travail de l’ombre, le Slovène ne serait peut-être pas aussi dominateur. C’est le secret d’une machine bien huilée.
La Vuelta 2026, un défi historique pour Pogacar
Sivakov le sait : la Vuelta qui débute ce samedi à Monaco représente un tournant. Pogacar n’a plus couru ce Grand Tour depuis sa révélation en 2019, avec un podium à la clé. Cette année, il vise un sacre historique. Devenir l’un des rares coureurs à gagner Giro, Tour et Vuelta dans sa carrière. Le Slovène veut marquer l’histoire.
Dès le contre-la-montre inaugural de samedi, il pourrait creuser des écarts. Les observateurs attendent un Pogacar seul au monde. Le Figaro n’hésite pas à parler de course « seule au monde ». L’UAE Emirates aligne une équipe taillée pour le contrôle. Sivakov sera dans la roue de son leader, prêt à tout donner.
Cette Vuelta, c’est l’occasion pour Pogacar d’effacer une anomalie dans son palmarès. Il a déjà tout gagné, sauf cette Vuelta. En 2026, il coche la case. Sivakov l’épaulera, comme il l’a fait sur le Tour. Une équipe, un but : la victoire finale à Madrid.
Un palmarès qui parle de lui-même
Les chiffres donnent le tournis. Cinq Tours de France remportés, dont trois consécutifs. Des monuments, des classiques, des championnats du monde. En 2025, il a marqué le cyclisme de son empreinte avec ce triplé inédit Giro-Tour-Mondial. Personne n’avait jamais fait ça. Ses 25 victoires en une saison affolent les compteurs.
Sa puissance sur le vélo impressionne les experts. « Pogacar est une exception », analyse Van den Bosch. Un coureur capable de pousser les limites toujours plus loin. « Tout le monde s’entraîne dur. Mais la vraie question, c’est : qui peut pousser le plus loin ? » Pogacar, visiblement. Cette capacité à dépasser les autres, c’est sa marque de fabrique.
Pourtant, rien n’y paraît. Dans le peloton, il discute, il sourit, il partage. « Il reste les pieds sur terre », insiste Sivakov. Cette simplicité, couplée à ce talent, fait de lui un champion unique. L’équipe le suit avec admiration.
Le rôle crucial des équipiers dans sa réussite
Réduire Pogacar à un simple solitaire serait une erreur. Sivakov illustre l’importance des équipiers. « Un équipier comme un autre », dit-il, mettant en avant le collectif. La performance du Slovène repose sur un groupe soudé. Chacun connaît sa mission sur la route. Les coureurs de la plaine, les grimpeurs, les rouleurs : tous travaillent pour un seul homme.
Ce travail d’équipe mérite d’être souligné. Quand Pogacar attaque, il sait que ses coéquipiers ont fait le forcing avant lui. Ils ont usé le peloton, ils ont tendu le piège. Cette stratégie collective, c’est la marque des UAE Emirates. Une machine qui écrase la concurrence.
Sivakov décrit un leader exigeant mais fair-play. « Pendant la course, c’est vraiment un killer. » Sur le vélo, pas de cadeau. En dehors, tout change. Un paradoxe qui ravit les fans de vélo. En 2026, le cyclisme vit une ère Pogacar. Et ses lieutenants en sont les premiers acteurs. Ils portent leur leader, le protègent, et le mènent au sommet. Chapeau.
- 🚴♂️ Pogacar, un champion au palmarès impressionnant : 5 Tours de France, des monuments, un titre mondial
- 🗣️ Sivakov : « un killer sur le vélo, mais un coéquipier comme un autre »
- 🏆 La Vuelta 2026, objectif historique pour un sacre Giro-Tour-Vuelta
- 🤝 Une relation de confiance entre le leader et ses équipiers, clé de la réussite
Pogacar vu de l'intérieur
Est-ce que Pogacar est vraiment insupportable sur le vélo ?
Sivakov le décrit comme un tueur. Il attaque loin, il ne laisse rien passer. Mais une fois la ligne franchie, il devient quelqu'un d'agréable.
Il a la grosse tête après tous ses succès ?
L'inverse. Il connaît les anniversaires du staff, il partage ses analyses. Pour Sivakov, c'est un coéquipier comme un autre.
Ça donne quoi de rouler pour lui au quotidien ?
Une relation simple, sans hiérarchie. Pogacar écoute les avis et inspire le respect. Ça donne envie de se donner à fond.
La Vuelta est-elle un vrai défi pour lui ?
Un sacre historique l'attend s'il gagne. Il n'a plus couru ce Grand Tour depuis 2019. Le contre-la-montre de samedi peut déjà faire des écarts.
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Rédacteur en chef de Running & Trail Magazine, coureur depuis 15 ans, du marathon à l’ultra-trail. Ancien journaliste sportif, il alterne stages en Ariège, sorties longues normandes et grandes courses UTMB.